Horizon Part.3

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Une idée, puis une marque.

(1) Tout a commencé au secondaire.Certains s'expriment par la musique, la photo ou le film. Moi, c'était les vêtements. Au secondaire, j'ai commencé à imaginer des pièces que j'aurais voulu porter et que je ne trouvais nulle part. Le premier slogan disait déjà tout : Always Supported, Just a Hobby. Ce n'était pas un plan. C'était une envie — créer quelque chose et le voir exister pour vrai.

THEURBAIN.

(2) Pourquoi ce nom.THE, en anglais. URBAIN, en français. Deux langues dans un seul mot, comme à Montréal, où on passe de l'une à l'autre dans la même phrase sans y penser. Et quand on retire les voyelles, il reste URBN : quatre lettres qui se lisent « urban » et « urbain », et quatre mots que j'essaie de vivre chaque jour.

UNITY — parce que rien ne se construit seul.
ROOTS — pour ne jamais oublier d'où je viens.
BUILD — pièce par pièce, pour durer.
NEVER ALONE — la moitié de ma devise : Always Supported, Never Alone.

(3) Pourquoi le cerf.Chaque hiver, le cerf perd ses bois. Chaque printemps, ils repoussent, souvent plus grands. Et il est rare de le voir, mais quand il apparaît, tout le monde s'arrête. Perdre, repousser plus fort, exister sans faire de bruit : c'est tout ce que je veux que la marque soit.

(4) Les premiers pas.Les premiers drops se sont faits sans vraie direction. J'essayais, je testais, je me trompais. Pas de studio, pas d'équipe, pas de budget : des soirées à dessiner, des idées notées dans mon téléphone, des messages envoyés à des fournisseurs à des heures impossibles. J'ai appris à ma façon, sans mode d'emploi. Avec le recul, chaque erreur de cette période a construit ce que THEURBAIN est devenue.

(5) Une seule pièce peut prendre des mois.Le réversible m'a pris près de cinq mois, seulement pour trouver l'idée. Ensuite sont venus les échantillons en retard, les délais qui changent, les détails à reprendre encore et encore : le poids du molleton, la coupe, la couleur, la façon dont la pièce tombe sur le corps. J'ai compris que bien faire les choses prend du temps, et que je préférais attendre plutôt que sortir quelque chose qui ne me ressemble pas.

HORIZON.

(6) Partie 1 — exister.HORIZON est née d'une idée simple : avancer en prenant mon temps, essayer plusieurs approches et voir ce qui fonctionne vraiment. La première partie, c'était pour exister. J'ai envoyé des pièces à des créateurs, en espérant qu'on les remarque. Et pour la première fois, des gens que je ne connaissais pas ont commencé à porter la marque.

(7) Partie 2 — être portée.Avec la deuxième partie, la marque a été portée par des personnes que j'admirais depuis longtemps. Voir mes pièces sur elles, c'était irréel. Mais c'est aussi là que j'ai compris quelque chose d'important : il manquait une pièce phare, une identité claire. Les gens voyaient la marque, sans encore savoir ce qu'elle voulait dire.

(8) Les hauts, et les bas.Alors j'ai pris du recul. J'ai arrêté de publier pendant longtemps. Entre l'école, les stages et le travail, il y a eu des livraisons qui n'arrivaient pas, des événements que j'ai dû laisser passer, des moments où tout reposait sur moi seul. Il y a eu des doutes, aussi. Mais chaque fois que j'ai eu envie d'arrêter, quelqu'un était là — un proche, un message, une personne qui portait la marque.

(9) Always Supported, Never Alone.C'est de là que vient la phrase. Je construis THEURBAIN seul, mais je ne l'ai jamais fait seul. Il y a eu un ami derrière l'objectif, des proches qui ont porté les premières pièces, des créateurs qui y ont cru avant tout le monde. Always Supported n'est pas un slogan. C'est ce qui s'est vraiment passé.

(10) Partie 3 — raconter.Aujourd'hui, HORIZON entre dans sa troisième partie. Moins de mise en scène, plus d'histoires : de vraies images, de vrais tournages, de vraies personnes. Chaque pièce est plus réfléchie qu'avant, et chaque drop finance le suivant. J'avance sans me presser. C'est voulu comme ça.

(11) Ce que je fabrique.Des coupes simples et généreuses. Des matières lourdes, faites pour durer. Une palette presque entièrement neutre — noir encre, crème, gris béton, sable — avec le jaune comme seul accent. Le cerf comme signature. Des pièces pensées pour être portées longtemps, et pour raconter quelque chose.

Tout est connecté.

(12) J'ai encore l'impression d'être au début.THEURBAIN est née à Montréal, et elle a envie d'aller plus loin. Mon objectif n'a pas changé depuis le premier jour : créer des pièces qui durent, qui rassemblent, et devenir à ma façon une référence. Si tu lis ceci, tu fais déjà partie de l'histoire. Merci d'être là.

— François, fondateur

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